Secrets de culture

Publié le 14 avril 2017 | par tiphaine de mppc

0

Lutte alternative et prophylaxie

Prophylaxie ? Ce nom ne vous dit rien ? On vous explique tout !

 

 

La prophylaxie est l’ensemble des mesures visant à empêcher l’apparition, la réapparition et la propagation de maladies. Concrètement, cela regroupe un ensemble de mesures préventives et saines pour les agriculteurs et pour leur produit, afin de diminuer les quantités de traitements chimiques utilisés.

Un bon état des sols, la base de l’agriculture raisonnée

Avoir des sols en bon état structural permet au système racinaire de coloniser un maximum de volume de sol. Des plantes bien enracinées, et donc bien alimentées seront plus vigoureuses et ainsi moins sensibles aux maladies.

Pour cela, il faut limiter le travail de la terre quand elle est humide, et garantir un apport organique. Il faut également bien maîtriser la fertilisation : un excès peut favoriser l’apparition de mauvais champignons, une reproduction plus rapide des pucerons… Dans la mesure du possible, l’idéal est de pratiquer des rotations assez longues avec des espèces qui ne sont pas sensibles aux mêmes maladies. 

Il faudra ensuite trouver la densité de semis appropriée pour chaque espèce : c’est la que le savoir-faire du producteur est primordial ! Le bon compromis est celui qui permet un rendement correct mais un feuillage qui ne soit pas trop dense en fin de cycle. Pourquoi ? Cela favorise l’ombrage du sol, donc la présence d’humidité et par conséquent l’installation des maladies. Faire régulièrement « un tour de jardin », au moins une fois par semaine, pour observer l’état des cultures, est d’autant plus important pour les maraîchers où chaque légume est à un stade phénologique différent.

 

Des alternatives aux herbicides

Avant d’envisager d’autres méthodes, la base du désherbage est d’obtenir des parcelles avec un faible stock de graines de mauvaises herbes ! Plusieurs solutions :

  • Empêcher les mauvaises herbes de former des graines viables en nettoyant les parcelles au fur et à mesure des récoltes.
  • Maintenir les abords du champ propres pour réduire la colonisation progressive
  • Pratiquer la technique du faux semis : travailler le sol en surface, laisser lever les herbe et les détruire à un stade jeune par un travail superficiel du sol, pendant la période où aucun légume n’est cultivé dans la parcelle.
  • Pratiquer un désherbage thermique : attendre que les mauvaises herbes sortent de terre, puis les détruire par la chaleur
  • Poser des bâches occultantes sur le sol après un travail mécanique pour faire périr les mauvaises herbes en l’absence de lumière

Le saviez vous ? L’Amarante, une mauvaise herbe courante, produit jusqu’à 60 000 graines avec une durée de vie de plusieurs dizaines d’année pour un seul pied !

Des associations bénéfiques

  • Par son odeur, le céleri ou la tomate protègent le chou de la piéride, un papillon blanc ; en retour, le chou protège le céleri de la rouille, par son système racinaire.
  • L’oignon (ou l’échalote, l’ail, le poireau) repousse la mouche de la carotte ; de même, la carotte repousse la mouche de l’oignon (ou l’échalote, l’ail, le poireau).
  • L’Ail empêche un fraisier de pourrir
Partagez cette page : Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on PinterestEmail this to someone

Tags: , , , , , , , , ,


A propos de l'auteur



Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Êtes-vous humain ? * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

Back to Top ↑